![]() Maryvonne Griat
![]() André Labrosse
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Épervier,
André
Labrosse
André Labrosse (Épervier) est né le 20 octobre 1946. Maintenant retraité du Gouvernement du Québec, il était préposé aux renseignements, secteur juridique. Il admet qu’une profession de bibliothécaire ou de professeur de français aurait peut-être été un choix plus judicieux, mais la vie en a décidé autrement et il n’a aucun regret. Son travail de fonctionnaire lui a apporté des connaissances intéressantes et une certaine satisfaction. La lecture fut, pour André Labrosse, une expérience fabuleuse dans le monde de l’imaginaire et ce depuis toujours. Il était, est, et sera toujours un homme qui s’émerveillera des beautés de la nature et des beaux textes. Il aime particulièrement la poésie et les biographies, qui apportent un sens à sa vie. Pour chaque auteur ou poète, il éprouve un respect silencieux doublé d’admiration.
Depuis trente ans il partage sa vie avec Mariette, sa compagne. Ils n’ont pas
eu d’enfants ensemble, mais son amie a eu quatre filles de son premier
mariage, qui lui ont donné des petits-enfants charmants. L’enfance de André
Labrosse, bien que difficile, ou peut-être à cause de cela, fût on ne peut
plus rêveuse. Il créait sans cesse des scénarios où les personnages répondaient
à ses aspirations. La réalité ne l’intéressait pas. À vrai dire, il la
fuyait. Il se tenait à l’écart de l’incompréhension et de la dureté de
son entourage en plongeant dans l’ivresse de l’irréalité. Il s’inventait
une existence où tous les espoirs étaient permis. André Labrosse habite dans un village nommé Lac St-Paul, au nord du Québec. Une population rurale de 450 habitants avec des principes d’autrefois. Les activités sociales et culturelles n’y tiennent pas une grande place, hélas. Mais il y a la lecture de ses poètes préférés, Alfred de Musset qui, le premier, lui fait connaître une poésie qu’il qualifie de majestueuse. Il découvre aussi le poète chansonnier, Félix Leclerc, qui le séduit par la beauté de ses écrits. Félix Leclerc est, pour lui, le poète québécois authentique qui a su décrire avec fierté son pays, le Québec. À la question : « êtes-vous positif? », André Labrosse avoue que la réponse lui est douloureuse, car sa vie a été plutôt difficile et qu’il est aisé de céder au pessimisme. Il a fait deux tentatives de suicide, incapable de supporter d’être la risée des autres et de subir une existence d’hypocrisie. Aujourd’hui, il essaie de vivre l’instant présent et d’être positif malgré les séquelles du passé. Il tente aussi d’aborder sereinement chaque jour qui se présente, afin d’en apprécier chaque seconde.
André Labrosse aime la nature où il a déménagé quand sa conjointe a voulu
se rapprocher de ses filles. Son « petit domaine » est entouré de grands
arbres. Il me confie qu’il parle même à son sapin, qu’il le touche pour en
saisir la force naturelle. Il retire de ce contact un bien qui le revivifie.
Lors de ses promenades matinales, c’est un lac qui l’accueille…
Dès l’adolescence, André Labrosse a collaboré à plusieurs journaux de la région
en publiant ses poèmes. Puis, il se découvre une autre passion : les mots
croisés. Cruciverbiste accompli, il dépose régulièrement des grilles de
mots-croisés dans plusieurs revues. Dernièrement il a publié son premier
livre, un recueil de poèmes intitulé L’envol de l’épervier, chez Mille poètes.com.
Bien qu’ayant peu de loisirs, la pêche à la ligne lui procure, outre une
grande évasion, la joie immédiate de rêver et d’écrire « dans sa tête ».
Ce plaisir lui apporte le réconfort intellectuel dont il a tant besoin. Sans
l’écriture, il y aurait sans doute un grand manque dans sa vie. C’est elle
qui le conforte dans l’idée qu’il faut vivre et non survivre, risquer ce
pari et s’ouvrir aux sourires qui pavent la route de nos vies.
«La citation qu’il préfère et qui le définit le mieux
:
Douce plume, guide ma main dans tes folles aventures…»
André Labrosse. |
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