![]() Marylen Brice
![]() ![]() UN COIN DE PAYS. Sa citation : Je ne connais qu'un devoir : c'est celui d'aimer (Albert Camus) Pour le lire : http://metamorphause.free.fr/pascal.html |
PASCAL DUFRENOY, POÈTE Pascal DUFRENOY est né en 1959 à Loos dans le Nord en France, où il vit toujours. Issu d'une famille ouvrière modeste, il a eu une enfance bercée par ce monde du Nord, sans biens matériels mais riche d'humanité et de fraternité, auquel il est très attaché. Son père, employé du bâtiment, a construit quantité de maisons mais n'a jamais pu posséder la sienne. Cela ne l'a pas rendu plus malheureux. C'était un homme foncièrement bon et le meilleur ami de Pascal. Il fut emporté par un cancer. Plus de 20 ans après sa disparition il lui manque toujours. Sa mère, petite flamande très courageuse qui a élevé 6 enfants et quantité de petits-enfants, a survécu vingt-trois années à son père. Elle s'est envolée l'année dernière, dans la dignité, au sein du service où travaille son épouse. Pascal DUFRENOY, marié avec une infirmière, engagée dans la cause de la maladie d'Alzheimer et père de deux filles de 16 et 11 ans, travaille à la rédaction sportive d'un quotidien régional. Il a beaucoup voyagé pendant très longtemps, un peu partout pour le travail ou pour rencontrer des gens. Avec sa petite famille, Pascal DUFRENOY vit dans un quartier cosmopolite et convivial où toutes nations et toutes nationalités se côtoient dans le respect le plus profond bien loin des clichés de violence. Le Nord est un grand "melting pot" où les maisons de briques rouges sont collées les unes aux autres pour se tenir chaud. Il est fier d'avoir ses racines là. Pascal DUFRENOY aime les gens qui ont une histoire. Il éprouve de la tendresse pour les êtres cabossés par la vie. Il s'efforce à l'humanisme, ce qui est très difficile souvent dans notre début de siècle. Pascal DUFRENOY se définit lui-même comme un optimiste très triste, et un pessimiste parfois fort gai. Ses origines flamandes le poussent aux extrêmes, il est comme sa terre pleine de contrastes : il peut passer de la gaudriole au drame, l'important c'est qu'il ne se prend jamais au sérieux. "La vie n'est, en somme, qu'une bonne farce. Nous sommes tous des masques de carnaval. Je ne regrette pas d'être venu y faire un tour. Nous ne sommes propriétaires de rien, locataire oui, et dépositaire de l'amour qu'il nous faut transmettre. Notre capacité à mener une vie de qualité dépend uniquement de notre capacité à aimer, comprendre et ne pas juger disait Simenon, je suis d'accord avec cela" dit-il. Il a beaucoup aimé les villes et puis, avec l'âge il éprouve plus souvent le besoin de se retirer. Il aime la mer passionnément, les côtes rocheuses et sauvages, et la pointe du cap Gris-Nez est sa source de vie. Il a toujours écrit, depuis tout petit, et puis vers trente ans il a commencé à tenir son journal : Le Féminin Pluriel. Cela a été un nouveau déclic, depuis, il ne s'est plus arrêté, l'écriture lui sert de thérapie. Ce sont des images, des impressions, des flashes, sans jugement jamais, même si certaines choses dans le monde le font frémir. Il peint aussi un peu : une grande passion pour la peinture naïve, la sculpture, l'art brut, spontané. L'art ne doit pas être trop intellectualisé à son humble avis, ce qui compte c'est l'émotion qu'il procure. Il est consterné par la violence du monde, du regain d'intolérance et des combats pour des idéologies mystiques et réductrices. Il ne peut se taire face au "lissage" des civilisations et pense qu'il faut préserver toutes les cultures. Cela lui semble fondamental. Il se sent humaniste, il fuit les concepts trop intellectuels et craint la sécheresse du cœur. Ses origines le poussent à être du côté des humbles. Il n'adhère pas aux dogmes quels qu'ils soient. Longtemps athée, il est aujourd'hui un mystique sceptique. Il trouve l'Evangile admirable dans sa philosophie. |
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